C'est l'occasion d'en apprendre plus sur la culture marquisienne : conférences, démonstration de cuisine, etc.
La journée se termine sur une soirée "années 80", aux effets insoupçonnés sur le mal de mer.
Quelques repères sur les Marquises
Les habitants de la Polynésie sont, selon les dernières études génétiques, originaires de Taiwan ou du nord des Philippines.
Des navigateurs partis d'Asie du Sud est ont peu à peu peuplé l'ensemble du triangle polynésien. Partis sur de grandes pirogues doubles, très rapides, en s'appuyant sur de nombreuses informations (houle, nuages, étoiles, oiseaux aux distances de vol différentes, etc.), ces navigateurs ont peu à peu découvert et peuplé les différents archipels. Ils emportaient avec eux des animaux, des plantes (taro, bananes, pandanus, arbre à pain) pour pouvoir survivre sur les îles sur lesquelles ils s'installaient.
Les îles Marquises ont été découvertes et peuplées il y a donc plus
de 1000 ans. L'archipel se compose de 9 îles, dont 6 sont habitées. Ce
sont des îles jeunes, elles ont 5 millions d'années, alors que les
atolls des Tuamotu en ont 60 millions.
Les Occidentaux ont découvert Fatu Hiva en 1595. Elles ont été dénommées "Marquises" en l'honneur de l'épouse du vice-roi du Pérou. Des navigateurs de plusieurs nationalités s'y sont arrêtés ensuite. Des protestants tentèrent une évangélisation à la fin du XVIIIème siècle, sans grand succès. Au XIXème siècle, un commerce triangulaire se mis en place : le bois de santal était exploité aux Marquises par les Occidentaux qui le vendaient en Chine contre du thé qui partait pour l'Australie. En paiement du bois de santal, les Marquisiens recevaient armes et alcool qui, en plus des maladies apportées par les colons, contribuèrent à décimer la population. Les passages réguliers de navires baleiniers participèrent aussi à la propagation des épidémies, si bien que des 75 000 Marquisiens estimés en 1774, il n'en restait plus que 2 000 dans les années 1920.
Les Occidentaux ont découvert Fatu Hiva en 1595. Elles ont été dénommées "Marquises" en l'honneur de l'épouse du vice-roi du Pérou. Des navigateurs de plusieurs nationalités s'y sont arrêtés ensuite. Des protestants tentèrent une évangélisation à la fin du XVIIIème siècle, sans grand succès. Au XIXème siècle, un commerce triangulaire se mis en place : le bois de santal était exploité aux Marquises par les Occidentaux qui le vendaient en Chine contre du thé qui partait pour l'Australie. En paiement du bois de santal, les Marquisiens recevaient armes et alcool qui, en plus des maladies apportées par les colons, contribuèrent à décimer la population. Les passages réguliers de navires baleiniers participèrent aussi à la propagation des épidémies, si bien que des 75 000 Marquisiens estimés en 1774, il n'en restait plus que 2 000 dans les années 1920.
Le repeuplement progressif s'effectua sous le contrôle du docteur Rollin à partir des années 1920, à partir de jeunes pris en charge par les prêtres, et immunisés contre les maladies car issus de métissages.
Les missionnaires catholiques, arrivés dans les années 1830, avaient interdit tatouages, danses, vêtements traditionnels. Ce n'est que dans les années 1970, sous l'impulsion de Monseigneur Le Cléach qui traduisit la bible en marquisien, que la culture marquisienne connut un second souffle : reconstitution de danses, de costumes, de motifs de tatouages, à partir des dires des anciens et des écrits des premiers explorateurs. En 1987 naquit le premier festival des îles Marquises.


