Jour 5 : Nuku Hiva

Malgré la courte nuit due à la soirée années 80, nous mettons le réveil de bonne heure pour assister à l'arrivée sur Nuku Hiva. Ou plutôt, comme le disaient les Polynésiens, pour voir l'île venir vers nous. Le temps est couvert, on ne fait d'abord que deviner la présence de l'île. Mais le ciel se dégage peu à peu, permettant de découvrir le relief montagneux et les plis des vallées. L'île est verte, la terre est sombre, noire ou rouge.
Arrivée à Nuku Hiva.




Nous accostons à Taiohae, centre administratif des Marquises. Sur le quai, deux chanteuses scandent "Mave mai" (bienvenue), accompagnées par un petit groupe de musiciens. 

Dès que l'Aranui a accosté, les marins s'occupent de décharger le fret.

Petite pause pour les chanteurs et danseurs qui nous accueillaient.

Une association locale prend en charge les passagers de l'Aranui : des véhicules 4x4 viennent nous chercher par groupes de 4 pour nous transporter sur les différents lieux d'intérêt de l'île. Notre chauffeuse, Nicole, est chaleureuse et très intéressante. 

Premier arrêt, la cathédrale, construite à l'époque de Monseigneur Le Cléach, dans la logique de l'ouverture initiée par Vatican II : un bâtiment ouvert pour laisser circuler l'air, élevé avec des pierres venant des différentes îles de l'archipel, décoré par des sculptures d'artistes marquisiens.

La cathédrale.



Certaines des pierres utilisées pour construire la cathédrale sont creusées : elles ont servi à préparer des plantes médicinales ou de l'encre pour les tatouages.

La croix marquisienne orne de nombreux endroits de l'église.

Nicole nous fait ensuite traverser l'île en direction d'Hatiheu, sur une route parfois vertigineuse, qui traverse des vallées à la végétation dense. On aperçoit parfois d’impressionnantes cascades. 

Vue sur Hatiheu.



Nous visitons le site archéologique Tohua Kamuhei, sur un terrain humide, glissant. Le lieu n'est plus gardé que par des moustiques, mais ils sont à l'affût. Le site est presque enfoui dans la forêt, il s'en dégage une atmosphère mystérieuse, dans une ambiance chaude et humide qui donnerait presque des vertiges. On y trouve un marae, ainsi que des pétroglyphes et un énorme banian. Le banian marquait les lieux sacrés. Les têtes des élites décédées étaient entreposées entre ses racines. 




Une pierre gravée, ou pétroglyphe. Sur les pétroglyphes du site, on distingue des poissons, des baleines, des silhouettes humaines.


L'énorme banian qui protège le site.

Dans le village d'Hatiheu nous faisons une rapide promenade, sous les imposantes dents de pierre noire qui dominent la baie. Les couleurs sont magnifiques. Un groupe de danse local nous fait une démonstration.






Nous reprenons les 4x4 pour retourner vers la vallée de Taipivai, où nous est servi un repas composé de 7 plats : salade de poisson cru au lait de coco, chèvre au lait de coco, salade de calamar au lait de coco, porc à la banane, poisson pané accompagné de fruit de l'arbre à pain, ...



De retour à Taiohae, nous nous baladons sur le site archéologique en bord de mer et le long de la plage avant de retourner au bateau.




Un cheval prend un bain de sabots. Les Marquises sont réputées pour leurs chevaux. Nous en avons vu beaucoup en liberté le long des routes.


Le soir sur le bateau, pour conclure le repas polynésien, un groupe de danse nous fait de très belles démonstrations : danse du cochon, et surtout, danse de l'oiseau.

Les deux chevaux que nous avons embarqués la veille sont toujours là !


Un exemple de danse de l'oiseau (trouvé sur Youtube) :