Jour 2 : Embarquement

Départ matinal de l'hôtel pour nous rendre au quai d'honneur du port de Papeete. Les formalités se succèdent avant l'embarquement : contrôle d'identité, passe à la sécurité, questionnaire médical, enregistrement de la carte bancaire... Heureusement que l'on prend soin de nous pendant les files d'attente : musique, collier de fleur et petit verre de jus d'orange nous font patienter. 


Une étrange frégate battant pavillon du soleil levant nous fait face, ses marins alignés avec soin sur le pont. Il s'avèrera, après recherches, que c'est un navire école des forces d'autodéfense japonaises. 
 
Nous découvrons notre dortoir de 8 personnes, que nous partagerons avec quatre femmes et deux hommes, puis nous explorons le bateau.
Le dortoir (pris en photo en fin de séjour).


En prenant un peu de hauteur (pont 6, pont 7), la vue se dégage sur Papeete et les montagnes en arrière plan.




Un groupe de chanteurs et danseurs marquisiens nous présente un spectacle d'accueil : tatoués, habillés de rouge et de noir, ils se détachent sur le vert des montagnes.


A midi, après un exercice incendie qui s'est éternisé, l'Aranui 5 appareille enfin, nous offrant de superbes vues sur Tahiti et ses sommets, en particulier sur le mont Aorai, l'ancien volcan qui couronne l'île.

Le remorqueur.


La montagne du fond, qui ressemble à une couronne, est le mont Aorai.

L'après-midi se passe en mer, l'Aranui a mis le cap vers les Tuamotu. Les creux conséquents et le roulis déclenchent les symptômes du mal de mer chez certains passagers.


L'Aranui, cargo-mixte
Depuis la fin des années 1970 se sont succédées plusieurs goélettes de la série des Aranui, qui ont pour mission de ravitailler les îles Marquises. Les premières ont contribué à développer les équipements de base aux Marquises : réseau électrique et routier, ... Au fil du temps, les navires ont été conçus pour accueillir de plus en plus de passagers (200 sur l'Aranui 3, 300 sur l'Aranui 5. Il n'y a pas d'Aranui 4 car l'armateur est chinois, or le chiffre 4 se prononce comme la mort dans plusieurs langues asiatiques). Aujourd'hui, le cargo mixte Aranui 5 transporte donc des containers sur sa partie avant, et est conçu comme un bateau de croisière (sans le côté luxe) sur la partie arrière. Ses marins ont une solide expérience du débarquement de marchandises en conditions difficiles, et n'ont donc pas trop de mal à débarquer les passagers sur des baleinières. 
Une partie de l'équipage regrette le remplacement de l'Aranui 3 par l'Aranui 5, qui accueille plus de passagers et est donc moins convivial. Une partie des passagers exprime le même regret, selon le paradoxe habituel qui fait que le touriste veut aller à des endroits où il n'y a pas de touristes. La perspective de la mise à l'eau de l'Aranui 6 en 2021, bateau de croisière exclusivement, inquiète donc un peu tout le monde.
L'Aranui 5 n'est pas le seul à ravitailler les îles Marquises : le Taporo 9 apporte (irrégulièrement parait-il) les produits dangereux et matières premières diverses.