Jour 1 : Tahiti

La première découverte de Papeete s'est faite de nuit, dans le car nous emmenant de l'aéroport à l'hôtel après notre atterrissage à 23 h. Elle n'avait rien de très enthousiasmant, et plus d'une fois nous avons traversé des rues en espérant que notre hôtel ne s'y situait pas.

L'activité nous a semblé commencer très tôt à Papeete, et dès 3 heures du matin la circulation a commencé à se faire entendre, ainsi que le chant des coqs.

Nous profitons de la matinée libre pour nous balader dans Papeete (27 000 habitants). Ce n'est pas une ville très attirante : de nombreux bâtiments sont dans un état de délabrement avancé et le port de commerce est presque dans la ville. Le marché, pourtant réputé, n'est pas très animé. Il propose des souvenirs mais aussi des produits alimentaires, et nous nous régalons de noix de coco fraîche râpée. Nous flânons jusqu'aux jardins de Paofai, qui nous offrent une belle vue sur l'île de Moorea. 


Le port de commerce, et le Teravau, la navette qui relie Tahiti à Moorea.


La végétation tropicale nous rappelle que nous sommes très, très loin du Loir-et-Cher !


L'après-midi, nous faisons une excursion qui nous permet de découvrir le tour de l'île principale.


La route côtière qui fait le tour de l'île principale fait 120 km. Notre guide nous fait faire le tour dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (donc dans le sens trigonométrique, diraient certains). Le début du parcours est très urbanisé, on voit à peine le lagon depuis la route. Nous arrêtons au marae Arahurahu, ancien lieu de culture sur fond de végétation luxuriante.

Le tiki qui accueille les visiteurs


Ensuite, les maisons se font moins nombreuses, la vue sur le lagon se dégage, et parfois, il n'y a plus que la route entre la montagne et l'océan. Le joli jardin botanique Vaipahi, près de Mataiea présente à la fois des espèces locales et les croyances traditionnelles liées à la mort. Il nous aurait fallu bien plus des 20 minutes d'arrêt réglementaires pour en apprécier tous les secrets.


Dans le sud de l'île, la plaine est plus large, permettant de nombreuses cultures : cocotiers, noni (fruit aux nombreuses propriétés thérapeutiques mais à l'odeur nauséabonde), fruitiers divers, et même élevage bovin.

Vue de la route, la péninsule de Tahiti Iti semble avoir beaucoup de charmes. Mais le parcours nous emmène déjà vers la côte est, plus sauvage. Nous nous arrêtons pour admirer la cascade double de Faone, puis longeons une longue zone sans lagon (le corail ne s'y développe pas en raison de l'arrivée d'eau douce d'une rivière) propice à la pratique du surf. Nous terminons l'excursion sur la pointe de Vénus, d'où James Cook observait la planète du même nom.



La plage de la pointe Vénus.


De retour à Papeete, nous admirons le coucher de soleil depuis les jardins de Paofai, puis observons un gros bateau à la manœuvre : il s'avère que c'est l'Aranui 5, qui est en train de prendre place sur le quai d'honneur. Nous dinons d'un plat de poisson cru au lait de coco sur les tables d'une des fameuses roulottes de la place Vaiete, en nous demandant qui, parmi les autres touristes présents, embarquera avec nous le lendemain matin. 



 

L'Aranui à quai.