Au réveil, l'Aranui est déjà au mouillage à Fatu Hiva, dans la baie d'Omoa.
Nous descendons donc en barge pour assister à la messe, à 8 h, dans l'église catholique du village. L'église n'est pas pleine, car une partie des habitants est au quai pour le déchargement et chargement du fret. Certaines femmes portent de grandes robes blanches en dentelle anglaise, dites "robes missionnaires".
Les statues sont fleuries, les fenêtres ouvertes sur la verdure et la
montagne. Toute la messe est dite en marquisien. L'auditoire est
fervent, les chants sont puissants.
Après la messe, nous assistons à des démonstrations d'artisanat : fabrication du tapa, et fabrication de bouquets de senteurs.
Pendant
le déjeuner, le bateau fait route vers l'autre village de l'île,
Hanavave, blotti au fond de la magnifique baie des Vierges (les
missionnaires auraient rajouté un i au nom initialement donné par les
marins à cette baie surplombée de formations volcaniques).
Comme Omoa, Hanavave est isolé : il n'y a
pas d'aéroport sur Fatu Hiva, seulement une liaison maritime ou deux
fois par semaine avec Hiva Oa, et le ravitaillement par le Taporo 9 et
l'Aranui.
Nous dépassons rapidement le minuscule stand d'artisanat pour suivre la
route qui s'enfonce vers la montagne, au pied des noires parois suintant d'humidité. Nous croisons les passagers de l'Aranui qui avaient opté
pour la randonnée de 15 km (dans la gadoue). Même si nous ne remontons
pas très loin la route, nous avons déjà quelques beaux points de vue sur
l'intérieur de l'île.
| En attendant la dernière barge. |
| Alors que l'Aranui reprend la mer, les marins se préparent un barbecue. |
